À propos de

Nom  DESCHEMIN // Prénom  ELOÏSE // Age   36 // Nationalité  FRANÇAISE // Vit à ANGOULÊME // Travaille avec EALP

Moi, Eloïse Deschemin, artiste chorégraphique tentant avec EALP un ouvroir de potentiel vivant et corporel, c’est en jeune anthropo-archéologue de la danse et artiste vivante soucieuse de ma propre histoire que j’imagine des projets chorégraphiques, conceptuel & artisanal, comme deux faces d’une même pièce. Ne me situant ni à la marge ni dans l’entre soi, mais avec la ferme conviction que populaire et savant se complètent, que le plastique n’éclipse pas le corps, que les concepts prennent racines dans les récits, que l’histoire est à remodeler à l’envi, que les traces à venir ne viennent que du passé et se vivent LÀ au présent.

J’ai foulé mon premier plateau en juin 88 en femme de Cromagnon, soit déjà un certain lien à l’Histoire & aux archaïsmes. Ma seconde prise de plateau s’est faite en danseuse cancan nourrissant sans doute mon amour pour le divertissement et les costumes. Quant à l’importance des figures mythiques dans mes projets, va savoir… Deschemin, il paraît que je porte bien mon nom… À moins que ça ne soit mon nom qui me guide.

Eloïse Deschemin

Formée au CNSMD de Lyon, elle poursuit son apprentissage au sein de workshops avec T.Vergés, A.Baehr & V.Castan, A.Richard, M. Tompkins. Depuis 2006, elle est interprète aux côtés de Sophiatou Kossoko, Virgilio Sieni, Didier Théron, Anne Lopez – Les gens du quai, Androphyne et a assisté Frédéric Werlé pour le solo Ninjinskoff. Depuis 2010 elle suit des cours d’Histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et intègre en 2013 le cursus Prototype 1 dirigé par Hervé Robbe à l’Abbaye de Royaumont. En 2017, elle intervient avec les étudiants du CNSMD de Paris dans le cadre de Dialogues également proposé par l’Abbaye de Royaumont. De ce cursus apparaît l’Appel. Ni collectif, ni boys&girls band, l’Appel c’est 10 artistes, mi-immergés, mi-émergés, mi-submergés, aux parcours et esthétiques protéiformes, implantés sur différents territoires qui tentent d’échanger sur leur pratique (souvent) et produisent des évènements et objets ensemble (parfois). En 2019, elle participe à Édition Spéciale, formation initiée par Mathilde Monnier et la Belle ouvrage.

    Au sein d’ EALPEntreprise Artistique de Libres Performers, elle imagine des projets mêlant corps, voix et univers visuel. Entre 2012 & 2013, elle présente Stand Buy Me premier volet d’une recherche autour de la (re)présentation qu’elle finalise en 2015 en créant le solo accompagné Etude de cas : Eloïse D. (ma vie minuscule). Ce n’est pas tant la représentation qui l’intéresse mais le chemin qui y conduit et pour ce faire elle explore, redécouvre, défriche, esquisse. FLUXUS DISTRACTION en 2016, c’est cette histoire de mix. Une sorte de DADA fabrique où se pose la question d’un art du vivant, de l’acte artistique et non du résultat. En 2018 avec Se faire un NON, elle s’attelle à son premier quatuor, quatuor exclusivement féminin. Objet hommage dont la mémoire serait parcellaire, il s’agit pour elle de fabriquer des mondes au plateau, de tenter une odyssée de la danse entre références et anticipation. Tout un programme !  En 2019, elle est invitée à chorégraphier, Work in Progress, concert chorégraphique initié par le slameur Marc Nammour. Avec ROUTINE, projet au long cours, il s’agit d’interroger pratiques et transmission au regard de l’habitude. Pour cela, EALP investira des magasins éphémères à la géographie mobile et fabriquera des formes spectaculaires en imaginant leurs extensions visuelles et plastiques.